Et là, je suis embarqué, c'est pour ça le syndrome du bocal, dans un combat un peu invraisemblable, enfin c'est ce que les gens
me disent aujourd'hui. J'ai imaginé reprendre les clés de mon corps et j'ai imaginé une forme de guérison en visualisant la
reconstruction d'une manière empirique un peu bizarre.
Je me suis dit que c'était une maladie auto-immune, que mon corps me détruisait et si mon esprit pouvait aider à la reconstruction.
Ça paraît bizarre, mais le dernier livre que j'ai écrit, un livre d'entretien avec Marie de Haenzel, où le titre est un peu provocateur,
parce que j'ai dit « J'ai choisi de me battre, j'ai choisi de guérir », en fait j'ai fait des choix, des choix dans le diagnostic.
Un médecin, plusieurs médecins m'ont dit : « Malheureusement, quand il n'y a plus de jus, il n'y a plus de jus, vous ne remarcherez
plus », à la lecture de l'électromyogramme ». Effectivement, ils disaient que mon axone était détruit. Mais un autre médecin, un mec
extraordinaire, qui m'a offert une petite graine d'espoir, chef de réanimation, qui me dit : « Vous savez, la médecine, ce ne sont que
des statistiques. J'ai vu des cas inexplicables, inexpliqués, montrez-nous ce que vous êtes capable de faire de votre maladie. »
Alors oui, merci, parce que c'est un diagnostic qui est plein d'espoir. Il me dit : « Je ne sais pas, peut-être, battez-vous, parce
qu'il faut aussi se réapproprier sa maladie. Aidez, aider en fait tous les soins médicaux traditionnels. » Ça ne veut pas dire que
c'est une baguette magique, bien évidemment. Quelqu'un qui a une atteinte médulaire, il ne suffit pas de penser positivement pour se
mettre debout par magie. Cependant, ça aide, ça améliore les choses. Moi, depuis ce matin, je suis à Colmar là, j'exagère le bruit
du bonheur.
Vous expliquez votre guérison par votre travail psychologique ?.